Camping

Mal d’altitude chez les enfants : conseils de prévention pour les randonnées en Suisse

En bref

Mal d'altitude chez les enfants : monter lentement, bien s'hydrater, surveiller les symptômes et la saturation lors des randonnées en Suisse.

En un coup d'œil
Limitez les gains d’altitude pour dormir.Visez 300 à 500 m par jour au-dessus d’environ 2 500 à 3 000 m. Appliquez la méthode « monter haut, dormir bas » et ajoutez des jours de repos après environ 1 000 m de dénivelé cumulé.
Surveillez les enfantspour détecter les maux de tête, vomissements, vertiges, perte d’appétit, irritabilité ou somnolence excessive. S’ils présentent deux symptômes ou plus, arrêtez, reposez-les et réévaluez la situation.
Traitez comme des urgencesles signes d’alerte tels que l’ataxie, la confusion, un essoufflement sévère, des crachats roses et mousseux ou une conscience diminuée : arrêtez la montée, redescendez immédiatement et appelez les services d’urgence.
Consultez le pédiatre de l’enfantavant toute nuit prévue au-dessus d’environ 2 500 m. Obtenez une autorisation écrite, les posologies pédiatriques et un plan d’action d’urgence en cas de maladie chronique.
Emportez le matériel de prévention et de suiviun oxymètre de pouls pour suivre les tendances, des médicaments sur ordonnance uniquement selon les indications, des sels de réhydratation orale, des couches chaudes et une trousse de premiers secours.
Sur cette page
  1. Vue d’ensemble
  2. Pourquoi l’altitude pose problème
  3. Reconnaître les symptômes
  4. Évaluation et surveillance
  5. Traitement et prise en charge
  6. Prévention et préparation
  7. Actions pour les parents et les guides
  8. Contact d’urgence
  9. En bref : pourquoi le mal d’altitude compte pour les enfants en randonnée en Suisse
  10. Reconnaître les symptômes, les signes d’alerte et les gestes d’urgence que tout parent doit connaître
  11. Comment l’altitude affecte les enfants
  12. Planification et acclimatation
  13. Prévention sur le sentier
  14. Données, fréquences, listes imprimables et sources fiables à utiliser par les parents
  15. Camps d'été en Suisse
  16. Sources

Vue d’ensemble

Les randonnées en Suisse augmentent le risque de mal aigu des montagnes chez les enfants au-dessus d’environ 2 500 m. La baisse de la pression atmosphérique réduit l’oxygène inspiré et peut provoquer des maux de tête, des nausées, des vertiges, de la fatigue et des troubles du sommeil. Les nourrissons et les tout-petits peuvent ne montrer que des changements de comportement. Nous réduisons le risque en montant lentement et en ajoutant des jours d’acclimatation, en évitant de dormir au-dessus de ~2 500 m la première nuit, en gardant les enfants bien hydratés et légèrement nourris, en surveillant les symptômes et l’évolution de la SpO2, et en redescendant rapidement ou en consultant un médecin en cas de signes d’alerte.

Pourquoi l’altitude pose problème

Physiologie

En altitude, la pression atmosphérique baisse et la quantité d’oxygène contenue dans chaque inspiration diminue. Cela entraîne une baisse de la saturation artérielle en oxygène et peut déclencher le mal aigu des montagnes (MAM) et, dans les cas graves, un œdème pulmonaire de haute altitude (OPHA) ou un œdème cérébral de haute altitude (OCHA).

En quoi les enfants sont différents

Les enfants peuvent présenter des symptômes à des altitudes similaires ou légèrement inférieures à celles des adultes, et ne pas décrire les symptômes classiques. Les nourrissons et les très jeunes enfants ne montrent souvent que des changements de comportement (irritabilité, mauvaise alimentation, modification du rythme du sommeil).

Reconnaître les symptômes

MAM léger à modéré

  • Maux de tête
  • Nausées ou vomissements
  • Étourdissements ou vertiges
  • Perte d’appétit
  • Fatigue ou somnolence excessive
  • Troubles du sommeil

Signes d’alerte (consulter en urgence)

  • Ataxie (perte de coordination)
  • Confusion ou changement de comportement marqué
  • Essoufflement sévère au repos
  • Crachats roses et mousseux (signe possible d’un œdème pulmonaire)
  • Conscience diminuée ou coma

Évaluation et surveillance

Démarche clinique

Si un enfant présente des symptômes, arrêtez immédiatement la montée et laissez-le se reposer. Utilisez un décompte des symptômes : si l’enfant présente deux symptômes ou plus de MAM, considérez qu’il s’agit d’un MAM possible et ne poursuivez pas la montée.

Oxymétrie de pouls

Un oxymètre de pouls peut être utile pour suivre les tendances, mais il doit être interprété en tenant compte de l’état clinique. Les saturations normales baissent avec l’altitude ; les valeurs absolues varient selon l’âge de l’enfant et l’appareil. Surveillez les tendances à la baisse ou les chutes rapides des valeurs, lorsqu’elles s’accompagnent de symptômes.

Traitement et prise en charge

  1. Arrêtez la montée et reposez-vous à la même altitude.
  2. Redescendez si les symptômes s’aggravent ou ne s’améliorent pas en quelques heures, ou immédiatement si des signes d’alerte apparaissent.
  3. Oxygène si disponible et indiqué en cas d’essoufflement sévère ou d’hypoxémie ; sollicitez une aide médicale.
  4. Médicaments uniquement sur prescription du médecin de l’enfant (par exemple l’acétazolamide en prévention dans certains cas, ou la dexaméthasone en cas d’OCHA suspecté). Obtenez les posologies pédiatriques et des instructions écrites avant le départ.
  5. Hydratation et alimentation légère — évitez les repas copieux et assurez des apports réguliers en liquides (sels de réhydratation orale en cas de vomissements).

Prévention et préparation

Avant le départ

Consultez le pédiatre de l’enfant si vous prévoyez de dormir au-dessus d’environ 2 500 m. Obtenez une autorisation écrite et un plan d’urgence pour toute maladie chronique (asthme, maladie cardiaque, drépanocytose, etc.).

Stratégie de montée

  • Limitez les gains d’altitude pour la nuit à 300 à 500 m par jour au-dessus d’environ 2 500 à 3 000 m.
  • Appliquez la méthode « monter haut, dormir bas » lorsque c’est possible, et ajoutez des jours d’acclimatation après environ 1 000 m de dénivelé cumulé.
  • Évitez de dormir au-dessus de ~2 500 m la première nuit pour les jeunes enfants, si possible.

Liste de bagages (éléments clés)

  • Oxymètre de pouls pour suivre les tendances
  • Médicaments sur ordonnance, avec posologie pédiatrique et instructions écrites
  • Sels de réhydratation orale
  • Couches chaudes et un couchage fiable
  • Trousse de premiers secours et coordonnées d’urgence

Actions pour les parents et les guides

Surveillez fréquemment les enfants pour détecter les changements subtils de comportement ou d’appétit. En cas de suspicion de MAM, arrêtez la montée, reposez-vous et réévaluez la situation. Si les symptômes persistent ou sont graves, redescendez rapidement et consultez un médecin.

Contact d’urgence

En cas de signes d’alerte (ataxie, confusion, essoufflement sévère, crachats roses et mousseux, conscience diminuée), considérez qu’il s’agit d’une urgence : arrêtez la montée, redescendez immédiatement et appelez les services d’urgence locaux.

En bref : pourquoi le mal d’altitude compte pour les enfants en randonnée en Suisse

Chez Young Explorers Club, nous surveillons de près les effets de l’altitude. La baisse de la pression atmosphérique en altitude réduit la pression partielle d’oxygène dans l’air inspiré. Cela fait baisser la PO2 alvéolaire et crée une hypoxie relative dans les tissus. L’organisme réagit en augmentant la respiration et la fréquence cardiaque. Ces compensations peuvent rester insuffisantes et déclencher un mal aigu des montagnes (MAM). Les symptômes apparaissent souvent au-dessus d’environ 2 500 m, lorsque la physiologie cérébrale et pulmonaire évolue. Les enfants présentent souvent des maux de tête, des nausées, des vertiges, de la fatigue, un essoufflement et un sommeil perturbé. Ils peuvent se déshydrater plus vite et avoir du mal à décrire les premiers signes d’alerte, c’est pourquoi les adultes qui les accompagnent doivent rester attentifs.

Je prends des mesures concrètes pour réduire les risques lors des randonnées en famille :

  • Montez doucement et prévoyez des jours d’acclimatation.
  • Évitez de dormir au-dessus de ~2 500 m la première nuit après un départ en basse altitude.
  • Gardez les enfants bien hydratés et donnez-leur des collations légères et fréquentes.
  • Limitez les efforts intenses pendant les 24 premières heures à une nouvelle altitude.
  • En cas de symptômes, redescendez à une altitude plus basse et reposez-vous ; les signes graves exigent une descente immédiate et des soins médicaux.
  • Discutez des options de médicaments préventifs avec un pédiatre avant le départ si vous prévoyez une prise d’altitude rapide pour dormir.
  • Pour planifier des randonnées ou des camps de plusieurs jours, vérifiez ce à quoi doivent s’attendre les enfants lors d’un camp pour enfants en plein air en Suisse et ajustez votre itinéraire.

Repères en encadré : exemples d’altitudes suisses (repères pour les parents)

Voici des altitudes courantes de sommets ou de points de vue accessibles en famille, à comparer avec la règle des ~2 500 m :

  • Jungfraujoch — 3 454 m
  • Gornergrat — 3 089 m
  • Titlis — 3 238 m
  • Schilthorn — 2 970 m
  • Sommet du Cervin — 4 478 m

Remarque : de nombreuses destinations alpines suisses accessibles aux familles se situent au-dessus d’environ 2 500 m. Le risque augmente avec l’altitude de sommeil et avec la vitesse de montée : plus vous montez vite, plus le risque de MAM est élevé.

Mal d'altitude chez les enfants : conseils de prévention pour les randonnées en Suisse

Reconnaître les symptômes, les signes d’alerte et les gestes d’urgence que tout parent doit connaître

Chez young explorers club, nous observons attentivement les enfants pour détecter les premiers signes du mal aigu des montagnes (MAM). Les symptômes précoces les plus courants sont brefs et précis : maux de tête, nausées ou vomissements, vertiges, fatigue marquée, perte d’appétit et difficultés à dormir. Remarquez d’abord les changements de comportement : les enfants deviennent souvent irritables, jouent moins ou sont anormalement somnolents avant de pouvoir dire qu’ils ne se sentent pas bien. Utilisez une version adaptée aux enfants du score de Lake Louise, qui privilégie le comportement, l’appétit, la qualité du sommeil, les vomissements, le niveau d’activité et les plaintes de maux de tête ou de vertiges.

Prenez tout symptôme au sérieux. Un MAM précoce peut être léger et réversible avec du repos et une montée plus lente. Surveillez ces groupes de signes d’alerte qui indiquent un risque croissant :

  • Vomissements répétés, impossibilité de manger ou de boire, mal de tête qui s’aggrave malgré le repos.
  • Démarche nouvellement instable ou confusion évidente : elles suggèrent un OCHA (œdème cérébral de haute altitude). L’ataxie et la confusion sont les signes clés de l’OCHA.
  • Essoufflement croissant, toux produisant des crachats roses ou mousseux, ou essoufflement sévère au repos : ils suggèrent un OPHA (œdème pulmonaire de haute altitude).

Agissez vite si vous observez un signe d’alerte. Arrêtez la montée immédiatement. Reposez votre enfant, gardez-le au chaud et rassuré. Donnez de l’oxygène si vous en avez. Si les symptômes s’aggravent ou si un signe d’alerte apparaît, redescendez rapidement et demandez une aide d’urgence. Ne donnez que les médicaments prescrits qu’un médecin a approuvés pour votre enfant ; n’improvisez pas les doses sur le sentier. Utilisez le score de Lake Louise adapté avec le jugement clinique : le comportement et les groupes de symptômes comptent davantage qu’un chiffre isolé.

Liste de contrôle imprimable sur le sentier et gestes d’urgence

Utilisez cette liste sur le sentier et cochez les cases pour prendre des décisions claires :

  • Mal de tête ? (oui/non)
  • Nausées ou vomissements ? (oui/non)
  • Vertiges ou démarche instable ? (oui/non)
  • Anormalement somnolent, irritable ou confus ? (oui/non)
  • Difficultés respiratoires au repos ou toux persistante ? (oui/non)
  • Appétit faible ou vomissements ? (oui/non)

Si 2 cases ou plus sont cochées : arrêtez, reposez-vous, réévaluez après 30 à 60 minutes. Si les symptômes s’aggravent ou ne s’améliorent pas, redescendez.

Gestes d’urgence rapides :

  • Mal de tête sévère + ataxie/confusion → redescendez immédiatement et appelez le 144 ou le secours en montagne au 1414 (il peut être nécessaire de faire appel à la Rega).
  • Essoufflement au repos, toux persistante ou crachats roses et mousseux → redescendez immédiatement et appelez le 144/1414.
  • Conscience diminuée → descente immédiate et appel d’urgence au 144/1414 (112 pour les urgences à l’échelle de l’UE).

Je recommande d’utiliser un oxymètre de pouls en complément : suivez les tendances plutôt que des valeurs isolées. La SpO2 au niveau de la mer se situe autour de 97 à 100 % ; les valeurs baissent avec l’altitude. Une baisse de la SpO2 associée à des symptômes est préoccupante. Pour en savoir plus sur ce qui attend les enfants lors des sorties en plein air en Suisse, voir « ce à quoi doivent s’attendre les enfants ».

Mal d'altitude chez les enfants : conseils de prévention pour les randonnées en Suisse

Comment l’altitude affecte les enfants : risques selon l’âge, maladies chroniques et quand consulter un pédiatre

Chez Young Explorers Club, nous traitons le mal d’altitude chez les enfants avec le même sérieux que tout autre risque en plein air. Les enfants ont une sensibilité au mal aigu des montagnes (MAM) comparable à celle des adultes, mais les données sont limitées pour les nourrissons de moins de deux ans. Les très jeunes enfants ne peuvent pas décrire leurs maux de tête ou leurs vertiges ; les signes reposent donc sur leur comportement et sur l’observation des adultes, ce qui rend la reconnaissance plus difficile et exige de la vigilance.

Les facteurs de risque pédiatriques typiques comprennent la montée rapide, une infection respiratoire récente, l’asthme, les cardiopathies congénitales (y compris les malformations cyanogènes), l’anémie, la déshydratation, un sommeil médiocre et un effort intense. Je surveille de près ces facteurs lors des randonnées de plusieurs jours et j’adapte les plans lorsque plusieurs d’entre eux sont présents en même temps.

Reconnaissance clinique et signes d’alerte

  • Les enfants plus âgés rapportent généralement des maux de tête, des nausées et des vertiges comparables à ceux des adultes.
  • Les nourrissons et les tout-petits présentent souvent des changements peu spécifiques : irritabilité accrue, appétit réduit ou difficultés à s’alimenter, vomissements, somnolence excessive ou difficulté à se réveiller, et activité réduite.
  • Une toux et un essoufflement nouveaux ou en aggravation peuvent évoquer un œdème pulmonaire de haute altitude (OPHA) ; l’ataxie, une confusion sévère ou un coma indiquent un œdème cérébral de haute altitude (OCHA) et exigent une descente urgente et des soins médicaux.

Je conseille aux parents de considérer comme des urgences les vomissements persistants, la léthargie marquée ou les soudains troubles de la coordination.

Quand consulter le pédiatre

Je demande aux parents de consulter le pédiatre de l’enfant avant toute nuit prévue au-dessus de 2 500 m. Je recommande une prudence accrue et une discussion formelle pour les enfants de moins de deux ans. Pour les enfants atteints de maladies chroniques (asthme, cardiopathie congénitale cyanogène, drépanocytose ou trait drépanocytaire, ou anémie importante), j’exige une autorisation médicale écrite et des conseils de montée individualisés avant le départ. Cette autorisation doit préciser si l’enfant peut dormir en toute sécurité au-dessus de 2 500 m et indiquer les plans médicamenteux, les besoins en oxygène ou les limites d’activité.

Populations particulières et mesures pratiques

  • Asthme : vérifiez que la maladie est bien contrôlée, emportez des inhalateurs de secours avec chambre d’inhalation, et discutez de la nécessité d’éventuels ajustements préventifs.
  • Cardiopathie congénitale cyanogène : demandez l’avis d’un cardiologue sur les objectifs d’oxygénation et les nuits en altitude sans danger.
  • Drépanocytose ou trait drépanocytaire et anémie : discutez de l’hydratation, des limites d’effort et du seuil à partir duquel il faut de l’oxygène d’appoint ou une descente.

J’intègre ces recommandations dans le rythme de marche, les nuits prévues en altitude et les plans de secours.

Liste de contrôle avant le départ à présenter au pédiatre

Imprimez ou recopiez cette liste et passez-la en revue lors de la consultation :

  • Saturation en oxygène de référence au repos (si disponible)
  • Antécédents de maladie respiratoire ou cardiaque, infections récentes ou hospitalisations
  • Traitements actuels, posologies et allergies
  • Carnet de vaccination et antécédents de maladies récentes
  • Itinéraire prévu avec les nuits en altitude et le profil de montée (dénivelés journaliers)
  • Demandez un plan d’action écrit incluant les posologies pédiatriques, les consignes d’urgence et des indications sur la possibilité de dormir en toute sécurité au-dessus de 2 500 m

Voici une formulation suggérée pour demander l’autorisation : « Mon enfant peut-il dormir en toute sécurité au-dessus de 2 500 m ? Sinon, quelles limites ou quels médicaments recommandez-vous ? Merci de fournir la posologie pédiatrique et un plan d’action écrit pour les symptômes de MAM/OCHA/OPHA. »

Je conseille aussi quelques ressources pratiques : pensez à emporter les éléments essentiels listés dans notre guide « quoi emporter » et à vérifier ce à quoi doivent s’attendre les enfants lors des camps en plein air avec nuitées avant de finaliser vos projets.

Mal d'altitude chez les enfants : conseils de prévention pour les randonnées en Suisse

Planification et acclimatation : choisir des itinéraires adaptés aux enfants en Suisse et des limites de montée sûres

Nous choisissons les itinéraires et le rythme en plaçant la sécurité en altitude en priorité. Choisissez des montagnes qui permettent aux familles de profiter des vues alpines sans imposer de nuits à des altitudes extrêmes. Les téléphériques et les trains nous permettent d’atteindre des sommets ou des points de vue élevés, puis de dormir plus bas, ce qui réduit fortement le risque de mal d’altitude.

Gardez ces limites de montée à l’esprit. Limitez les augmentations d’altitude pour la nuit à 300 à 500 m par jour une fois au-dessus d’environ 2 500 à 3 000 m. Appliquez la méthode « monter haut, dormir bas » et prévoyez des jours d’acclimatation dans le programme. Des gains journaliers courts allant jusqu’à 600 à 900 m sont acceptables si vous redescendez pour dormir à une altitude plus basse. Ajoutez un jour de repos supplémentaire tous les 3 à 4 jours ou environ tous les 1 000 m de dénivelé cumulé.

Choisissez des options familiales en Suisse qui respectent ces règles. Par exemple :

  • Rigi — jusqu’à 1 797 m, accès facile et sentiers doux.
  • Pilatus — 2 128 m avec de courtes randonnées depuis les stations du téléphérique.
  • Schilthorn — 2 970 m accessible en téléphérique ; idéal pour une visite à la journée.
  • Gornergrat — 3 089 m en train ; de belles vues en altitude sans nuit à haute altitude.
  • Titlis — 3 238 m accessible en téléphérique pour les glaciers et les vues faciles.
  • Jungfraujoch — 3 454 m en train ; spectaculaire, mais mieux vaut le visiter en excursion d’une journée.

Les familles demandent souvent comment organiser les nuits et les randonnées à la journée. Voici un exemple familial sur 3 jours qui respecte ces limites tout en offrant de belles vues :

  • Jour 1 : arrivée et nuit à 1 200–1 800 m pour commencer bas et s’adapter.
  • Jour 2 : randonnée à la journée ou téléphérique jusqu’à environ 2 800–3 000 m pour les points de vue, puis retour à 1 800–2 000 m pour dormir (monter haut, dormir bas).
  • Jour 3 : si vous devez monter plus haut, montez et dormez à 2 100–2 400 m plutôt que de passer directement au-dessus de 2 500 m.

Si vous prévoyez une traversée de refuges qui part d’environ 1 200 m et arrive près de 2 800 m, prévoyez des étapes de nuit vers 1 800–2 000 m, puis 2 300–2 500 m, avant d’envisager de dormir au-dessus de 2 500 m. Cet espacement simple garde les gains par nuit dans les limites recommandées et laisse aux enfants le temps de s’adapter.

Je conseille aussi aux parents de lire des ressources sur la façon dont les enfants réagissent lors des journées en montagne, afin de savoir à quoi s’attendre lors des excursions en altitude ; voir ce à quoi doivent s’attendre les enfants pour des conseils pratiques sur le rythme, les symptômes et la récupération.

Liste de planification simple pour les parents

  • Gain maximal pour dormir : 300–500 m par jour une fois au-dessus d’environ 2 500–3 000 m.
  • Montées de jour acceptables : jusqu’à 600–900 m si vous redescendez dormir à une altitude plus basse.
  • Fréquence des jours de repos : un jour supplémentaire après environ 1 000 m de gain d’altitude, ou tous les 3–4 jours.
  • Choix de l’itinéraire : privilégiez les téléphériques et les trains pour profiter des vues en altitude sans dormir en altitude.
  • Conseil d’itinéraire : commencez bas (1 200–1 800 m), utilisez des excursions à la journée vers des points plus hauts, puis augmentez progressivement l’altitude de nuit.
Mal d'altitude chez les enfants : conseils de prévention pour les randonnées en Suisse

Prévention sur le sentier : hydratation, rythme, équipement et médicaments (précautions pédiatriques)

Chez young explorers club, nous gardons la prévention sur le sentier simple et centrée sur l’enfant. De petites habitudes font une grande différence. Prévoyez des apports fréquents en liquides et en calories, des augmentations lentes d’altitude et un plan médicamenteux clair validé par un pédiatre.

Hydratation, alimentation et rythme

Gardez une hydratation régulière sans forcer de grands volumes. Encouragez de petites gorgées toutes les 15 à 30 minutes pendant la marche. Surveillez la couleur des urines et l’énergie : des urines claires et une énergie stable indiquent généralement une bonne hydratation. Proposez des sels de réhydratation orale si un enfant vomit ou a la diarrhée.

Privilégiez des collations riches en glucides, prises fréquemment, plutôt que de gros repas. Options faciles à manger :

  • Dattes
  • Noix
  • Barres de céréales
  • Fruits secs

Évitez l’alcool et la caféine en excès ; ils aggravent la déshydratation et le sommeil. Réduisez l’effort pendant les 24 à 48 premières heures après une prise d’altitude importante. Choisissez des itinéraires plus courts, prévoyez davantage de pauses repos et collations dans le programme, et privilégiez une bonne hygiène du sommeil la nuit. Apprenez aux enfants plus grands des phrases simples pour décrire leurs symptômes, comme « j’ai mal à la tête », « j’ai des vertiges » ou « je me sens mal », et vérifiez-les souvent. Utilisez des porte-bébés pour les tout-petits sur les passages raides ou difficiles lorsque le terrain le permet.

Le dosage et les décisions médicamenteuses doivent venir d’un pédiatre ou d’un spécialiste de la médecine des voyages. Ne vous automédiquez pas.

Liste d’équipement, de suivi et de médicaments

Ci-dessous, les éléments que j’emporte toujours, ainsi que la liste imprimable des médicaments que je recommande aux familles de préparer avec leur médecin.

Trousse essentielle que j’emporte :

  • Oxymètre de pouls (pour les tendances, pas pour poser un diagnostic) : surveillez une SpO2 en baisse associée à des symptômes.
  • Trousse de premiers secours de base et thermomètre.
  • Médicaments sur ordonnance (acétazolamide si prescrite), paracétamol/ibuprofène et antiémétique si le médecin l’a prescrit.
  • Sels de réhydratation orale, couches chaudes, abri d’urgence et vêtements de rechange.

Exemples à considérer :

  • Oxymètres de pouls : Beurer PO30, Contec CMS50D.
  • Trousses de premiers secours : Lifesystems Mountain/Family, Adventure Medical Kits Ultralight et Watertight.
  • Abris d’urgence : SOL Emergency Bivy, Thermolite Reactor.

Éléments optionnels / d’urgence :

  • Oxygène portable (seulement sur avis médical).
  • GPS ou téléphone avec cartes préchargées et une batterie externe.

Le rôle de l’oxymètre de pouls

  • Utilisez-le pour suivre les tendances plutôt qu’une seule mesure. La SpO2 normale au niveau de la mer se situe généralement entre 97 et 100 %.
  • Si la SpO2 baisse alors qu’un enfant a des maux de tête, des vomissements, de la confusion ou un essoufflement, soignez l’enfant, pas le chiffre. Redescendez ou consultez un médecin si les symptômes s’aggravent.

Liste pratique des médicaments à imprimer et à remplir avec votre médecin :

  • Nom du médicament prescrit et indication.
  • Posologie pédiatrique exactement comme prescrite.
  • Heure de début (par exemple : acétazolamide à commencer 24 à 48 heures avant la montée).
  • Durée (par exemple : poursuivre 48 heures après avoir atteint l’altitude).
  • Conservation et modalités de prise (à garder au frais et au sec, prise avec de la nourriture, conduite à tenir en cas de vomissements).

Remarques sur les médicaments que je souligne toujours

  • L’acétazolamide (Diamox) est le principal traitement médicamenteux préventif chez l’adulte ; un schéma courant chez l’adulte est de 125 mg deux fois par jour, à commencer 24 à 48 heures avant la montée et à poursuivre 48 heures après avoir atteint l’altitude cible. Les enfants ne doivent prendre qu’une dose pédiatrique prescrite par leur médecin.
  • La dexaméthasone peut être une option d’urgence en cas de MAM ou d’OCHA sévère ; la nifédipine peut être utilisée pour l’OPHA dans certaines situations précises. Ce sont des médicaments d’urgence : à n’utiliser que sous contrôle médical.
  • Emportez des antalgiques (paracétamol/ibuprofène), des antiémétiques comme l’ondansétron si prescrits, et des sels de réhydratation orale en cas de troubles digestifs ou de déshydratation.

Pour les familles qui partent pour des programmes de plein air de plusieurs jours, je conseille de revoir ce à quoi doivent s’attendre les enfants avec les responsables du camp et le personnel médical avant le départ : cela aide à fixer le rythme et les plans médicamenteux, et garantit que tout le monde est sur la même longueur d’onde.

Mal d'altitude chez les enfants : conseils de prévention pour les randonnées en Suisse

Données, fréquences, listes imprimables et sources fiables à utiliser par les parents

Incidence et données probantes

Chez young explorers club, nous fondons nos conseils sur les synthèses établies de la médecine d’altitude et sur les recommandations de la Wilderness Medical Society. Le risque reste minime en dessous d’environ 2 000 m. Au-dessus d’environ 2 500 m, le risque de mal aigu des montagnes (MAM) augmente nettement. L’incidence rapportée du MAM se situe entre environ 10 et 25 % à 2 500–3 000 m et peut atteindre environ 25 à 50 % entre 3 500 et 4 500 m, selon la vitesse de montée et la sensibilité individuelle. Les formes graves (œdème pulmonaire de haute altitude (OPHA) et œdème cérébral de haute altitude (OCHA)) sont beaucoup plus rares, mais potentiellement mortelles : l’OPHA est généralement inférieur à 5 % dans de nombreux groupes de randonneurs, et l’OCHA souvent inférieur à 1 % dans des groupes comparables. Ces fourchettes correspondent aux recommandations de la Wilderness Medical Society.

Je porte attention à trois facteurs de risque pratiques :

  • Vitesse de montée : les gains rapides d’altitude pour la nuit modifient le plus la sensibilité.
  • Antécédents : un enfant qui a eu des symptômes lors d’un précédent séjour présente un risque plus élevé.
  • Variation individuelle : la bonne forme physique ne protège pas ; certains enfants sportifs développent tout de même un MAM.

Je recommande aux parents d’apprendre le score de Lake Louise pour suivre les symptômes de façon chiffrée, et d’apporter un oxymètre de pouls pour suivre les tendances. Obtenez toujours une autorisation pédiatrique avant le départ et un plan d’action d’urgence écrit, incluant les posologies pédiatriques si des médicaments sont nécessaires. Pour savoir comment les enfants s’adaptent généralement aux programmes de plein air en Suisse, voir ce à quoi doivent s’attendre les enfants lors d’un camp d’aventure en plein air en Suisse.

Listes imprimables et fiche de contrôle des symptômes pour enfants

Je propose trois PDF prêts à télécharger sur le blog, que les parents peuvent imprimer et ranger avec le matériel de la famille. Voici le texte à inclure sur chaque document imprimable.

  • Liste 1 — Avant le départ
    • Autorisation du pédiatre et plan d’action d’urgence écrit
    • SpO2 de référence relevée à domicile
    • Toute ordonnance avec la posologie pédiatrique notée
    • Itinéraire avec les nuits en altitude prévues et le calendrier de montée
    • Numéros d’urgence : 144 / 1414 / 112
    • Coordonnées du refuge ou de la station la plus proche, chaque jour
  • Liste 2 — Le jour de la randonnée
    • Couches de vêtements (coupe-vent/pluie + couche chaude intermédiaire)
    • Collations supplémentaires et aliments énergétiques rapides
    • Plan d’hydratation et eau de rechange
    • Oxymètre de pouls et carnet pour noter les mesures
    • Petite trousse de premiers secours et matériel pour les ampoules
    • Fiche de contrôle des symptômes pour enfants (version adaptée)
  • Liste 3 — Gestes d’urgence
    • Symptômes justifiant une descente, clairement énumérés
    • Actions immédiates : arrêter, se reposer, donner de l’oxygène si disponible, commencer la descente si l’amélioration n’est pas rapide
    • Qui appeler en premier et en second, avec le GPS ou le nom du refuge le plus proche
    • Seuils écrits pour déclencher un sauvetage (par exemple ataxie, confusion, conscience diminuée, essoufflement au repos)

Fiche imprimable de contrôle des symptômes pour enfants (résumé à imprimer)

  • Mal de tête ? O / N
  • Nausées ou vomissements ? O / N
  • Vertiges ou démarche instable ? O / N
  • Essoufflement au repos ou toux persistante ? O / N
  • Confus, très somnolent ou difficile à réveiller ? O / N
  • Action : au moins 2 « O » → arrêter, se reposer, réévaluer. Si signes graves (ataxie, confusion, conscience diminuée, essoufflement au repos) → descendre immédiatement et appeler le 144 / 1414.

Je conseille aux parents de consulter leur pédiatre pour la posologie pédiatrique et d’obtenir un plan d’action d’urgence écrit avant le départ. Pour les PDF imprimables, incluez les trois listes et la fiche de contrôle des symptômes sur votre blog, afin que les adultes puissent glisser des exemplaires papier dans leur sac à dos et les remettre à tout guide ou gardien de refuge.

Mal d'altitude chez les enfants : conseils de prévention pour les randonnées en Suisse

Camps d’été en Suisse avec Young Explorers Club

Young Explorers Club organise des camps d’été en Suisse et en Europe pour les enfants et les adolescents de 8 à 17 ans, à la semaine, dès CHF 1'080 / semaine.

Les camps les plus proches de ce guide :

Voir tous nos camps d’été en Suisse, avec leurs dates et leurs prix, ou recevoir la brochure.

Sources

  1. Wilderness Medical Society — Directives de pratique de la Wilderness Medical Society pour la prévention et le traitement des maladies aiguës d’altitude : mise à jour 2019 wemjournal.org
  2. NCBI Bookshelf / StatPearls — Maladies de haute altitude (vue d’ensemble) ncbi.nlm.nih.gov
  3. NHS (Royaume-Uni) — Mal d’altitude (informations pour les patients) nhs.uk
  4. Club Alpin Suisse (CAS) — Conseils de sécurité et de planification d’itinéraires sac-cas.ch
  5. Rega, la Garde aérienne suisse de sauvetage — Informations sur le secours en montagne et l’évacuation par hélicoptère rega.ch
  6. Confédération suisse / ch.ch — Numéros d’urgence en Suisse (144 / 112 / 1414) ch.ch
Écrit par

Pierre Martin

Young Explorers Club

Writes the Young Explorers Club's guides for parents.

Notre équipe et la sécurité Tous les articles

Aussi en English Español Deutsch

À lire aussi

  1. Randonnée de refuge en refuge avec des enfants en Suisse
  2. Les meilleurs lieux de montagne suisses pour les aventures et les camps des enfants
  3. Sentiers à thème en Suisse que les enfants adoreront
  4. Randonnées multi-jours en famille dans les Alpes suisses